L'intelligence Artificielle au service du contrôle des frontières
- Dalia B
- 17 mars 2019
- 2 min de lecture
Le nouveau processus d'intelligence artificielle souhaite contrôler l'accès aux frontières des individus. Financé par l'Union Européenne et nommé iBorderCtrl, ce système permettra une sécurité renforcé et beaucoup plus rapide pour l'entrée des voyageurs sur un des territoires de l'Union Européenne.

Le processus est simple ; Un écran dans lequel une intelligence artificielle doté d’une sorte de détecteur de mensonge et présenté comme un avatar pose des questions au voyageur qui lui, sera confronté à une caméra. Des séries de questions de type « Que possédez-vous dans votre valise ? » sont poser aux voyageurs par le biais de l’ADDS (Automatic Deception Detection System). Ce système est donc apte à reconnaître si une personne dit la vérité ou non à travers des signaux biométriques associés au mensonge qu’envoie la personne en question. iBorderCtrl a été tester sur 32 personnes avant d’être mis en place et a obtenu un taux de réussite de 76%. Le taux de certitude est alors estimé entre 75% et 90%. Le langage non verbal et les micros-expressions sont en effet au cœur de la détection du mensonge.

UN SYSTÈME BIEN PLUS COMPLEXE
L’IBorderCtrl n’est pas seulement doté d’un détecteur de mensonge. Il analyse également les données biométriques de la personne; photos, vidéos, documents d’identité, profils sociaux, signatures, casier judiciaire et autres pour évaluer un potentiel risque criminel.
Un module biométrique est intégrer à ce contrôle suivis de deux scanners ; les empreintes digitales et des photos des veines palmaire sont prélevées pour effectuer une validation de l’identité biométrique du voyageur. Ces deux éléments sont donc comparés aux informations stockées dans la base de données, ce qui garantit une sécurité maximale et un gain de temps.
Les documents de voyages sont également contrôlés par l’outil DAAT (Document Authenticity Analytics Tool) lors des procédures de pré-enregistrement et de contrôle aux frontières. Après avoir fournie ces documents, ils sont examinés par le DAAT afin d’éviter les fraudes mais de manière automatisée. Ce système valide donc l’authenticité des documents.
L’outil de détection d’être humain (HHD) assiste également les gardes-frontières. Il est utilisé pour contrôler le nombre de passager illégaux à bord d’un véhicule. Ce système permet de détecter la présence de passagers clandestin même à bord des compartiments fermés et dissimulés (camions, wagons de train également conteneurs).
UN RISQUE PEU ÉLEVER
Toutes les données collectées par l’IBorderCtrl lors du pré-enregistrement sont transmises aux gardes-frontières. Cela revient donc à dire que les informations mise en avant comme étant douteuses et risquée concernant le voyageur sont prises en compte lors de la vérification « humaine ». Les agents de frontières analysent ces données et se concentrent sur certains points détecter par l’intelligence artificielle afin d’évaluer le réel potentiel problème. Le gain de temps est donc l'enjeu de ce système intelligent.
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